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D’actualité…

Si l’absence de télé dans mon foyer me permet d’éviter le catastrophisme ambiant (des élections ou de la crise, je ne sais lequel des deux l’emporte dans les sujets abordés par les JT, mais m’est avis qu’ils sont omniprésents… et guère réjouissants), je ne cherche toutefois pas à fuir toute réflexion politico-économique. Et le théâtre permet parfois de prendre un peu de recul sur l’actualité, avec même une touche de légèreté !

Comme son titre l’indique, la dernière pièce de David Lescot, auteur que j’apprécie de plus en plus, après avoir assisté à trois de ses pièces (notamment mon premier coup de cœur de 2009, L’Européenne !), Le système de Ponzi raconte l’histoire de Charles Ponzi, jeune Italo-américain qui mit au point, dans les années 1920, le modèle financier sur lequel un certain Bernard Madoff a, plus récemment, bâti son empire… Au-delà de l’histoire effarante de ce bon à rien qui fit fortune grâce à la confiance de milliers de pauvres travailleurs, la pièce établit quelques parallèles assez saisissants avec notre époque. Le tout avec une mise en scène enlevée, des acteurs-musiciens-chanteurs (la marque de fabrique de D. Lescot) énergiques et un rythme qui font passer les 2h du spectacle sans qu’on s’en aperçoive !

Et pour une fois, comme j’ai réussi à aller voir la pièce suffisamment tôt pour qu’il reste encore plusieurs représentations, vous pouvez même vous aussi en profiter, petits veinards ! C’est au théâtre de la Ville, pour changer (site des Abbesses).

Les yeux fermés

Il faut croire que j’étais visionnaire, en débutant ce blog avec les Blind boys of Alabama. Deux ans plus tard, voilà que je réitère l’expérience d’un concert sans rien voir. Mais cette fois, pas seulement de mon fait ! C’était en effet le concept affiché du concert d’Amadou & Mariam, à la cité de la Musique, samedi dernier : plonger le public dans le noir complet, pour lui faire vivre les mêmes sensations que les deux musiciens maliens.

Nous avions reçu un courrier de la cité, peu avant le concert, nous informant que l’expérience nécessitait notre coopération : aucune source lumineuse, pas de parfum sur soi, des vêtements faciles à enlever, le public avait une longue liste de recommandations à respecter… En effet, l’idée était que le concert se déroulerait tel une journée au Mali, du matin frisquet au soir plus chaud (on nous annonçait une amplitude thermique de 15°C à 30°C), accompagné de bruits de la vie quotidienne et de parfums d’un village malien.

Si les bruits et les odeurs ont effectivement accompagné de manière fort agréable le récit de la vie d’Amadou & Mariam et leur musique, la cité a visiblement rencontré quelques petits soucis de chauffage, et la salle est restée à la température “matinale” tout du long… Gla gla !! D’autre part, le programme indiquait que nous devions rentrer par petits groupes, dans le noir complet et guidés par des hôtes équipés de lunettes infrarouge. Que nenni ! La salle était peu éclairée, mais quand même suffisamment pour que chacun se place tout seul (ce qui m’a un peu déçue, j’avoue : je pense que les spectateurs auraient beaucoup moins parlé s’ils étaient dans le noir, et cela nous aurait permis d’écouter vraiment les bruits africains en attendant le début du concert !).

Enfin, l’expérience fut intéressante, même si je m’attendais à quelque chose d’encore plus fort. Mais en écoutant les commentaires des uns et des autres, au sortir du concert, il semble que la majorité des spectateurs a trouvé ça incroyablement original. Tant mieux !

Ce qui serait encore plus incroyablement original, maintenant, serait que je reprenne un rythme régulier sur ce blog… Hmpf… Vais y réfléchir !

Période de fêtes

Le mois de décembre est arrivé, et avec lui ses vitrines tonitruantes et ses incitations à acheter toujours plus. Boarf ! Qu’importe ! Cette année, c’est décidé, je ne me laisserai pas déborder par le cafard habituel de la saison !

Et pour bien commencer, je suis allée voir Jacques Gamblin au théâtre du Rond-Point, dans sa pièce “Tout est normal, mon cœur scintille“. Je n’avais jamais vu cet acteur au théâtre, mais je l’appréciais déjà au cinéma. Et là, quel brio ! Il manie avec dextérité le grave et le drôle, joue de son corps comme d’une marionnette tout en laissant toute leur place aux deux danseurs qui l’accompagnent. A la fin de la pièce, je pense que mes yeux scintillaient plus que son cœur ! Malheureusement, la pièce ne se jouait que jusqu’à aujourd’hui (oups !). Mais vu le nombre de coproducteurs, il y a de fortes chances que le spectacle soit joué ailleurs, à des tarifs plus attractifs qui plus est ! A suivre, donc…

En attendant, je retourne le voir au Centquatre, mi-décembre, lire un texte de Romain Gary (non non, je ne suis pas monomaniaque…) ! Je vous raconterai !

Blasée ?

Outre les problèmes d’ordinateur, toujours d’actualité (oui oui, il faudra bien un jour que je me décide à trancher : nouvel ordi ou pas ?), je dois bien avouer que la motivation était aux abonnés absents ces derniers temps. Pas que je n’aie rien fait ni vu ni entendu, mais à vrai dire, pas grand chose de transcendant. J’ai même hésité à faire une note spécialement pour décerner le trophée 2011-2012 du spectacle que j’ai le moins aimé (oui, déjà !), mais je me suis dit au dernier moment que cela donnerait une note aigrie à ce blog, ce qui n’est quand même pas le but !

Si mes sorties d’octobre me laisseront (pour la plupart, quand même !) de très bons souvenirs, je n’avais pas vraiment de quoi faire une note de blog, d’autant plus que ces spectacles ne se rejoueront pas, et je ne pouvais donc pas vous les conseiller ! J’ai certes passé de très bons moments à la salle Pleyel, à réécouter des symphonies de Beethoven, ou profité du Festival d’Île-de-France pour visiter des lieux pleins d’histoire (l’abbaye de Port-Royal des Champs ou l’église Notre-Dame de Taverny, par exemple). A force de sortir, il faut croire que je deviens blasée !

Heureusement, aujourd’hui, la donne a changé : enfin un spectacle enthousiasmant ! Dans un petit théâtre que j’affectionne, en plus, même s’il faut, pour y aller, grimper une côte interminable à vélo (je l’avoue, il m’arrive même de poser pieds à terre avant la fin : maudit Mont Valérien !) : le théâtre Jean Vilar, de Suresnes, où je n’allais auparavant que pour voir les spectacles du festival Suresnes Cité Danse (qui commence en janvier : songez dès maintenant à regarder le programme !). Cette année, la programmation me plaisait davantage que celle d’Asnières (où je n’irai vraisemblablement pas, pour une fois !), alors j’ai pris mon courage à deux mains (ou deux mollets, plutôt) et ai souscrit un abonnement. Si la suite est aussi bonne que le début, ça promet !

La pièce s’appelle “Hold on”. Elle a été écrite par les trois acteurs qui la jouent et la mise en scène laisse une petite part à l’improvisation pour ce qui est du texte, même si le jeu est réglé comme du papier à musique (très bonne, d’ailleurs, la musique…), avec un côté “chorégraphie” très adapté au sujet : l’organisation d’un centre d’appels. Austère, le sujet ? Oui, mais il donne l’occasion de prouver qu’on peut rire de tout, même de ce qui devrait faire pleurer…

Hélas, je n’ai pas réussi à trouver quand et où la pièce se jouera encore, hormis à Choisy-le-Roi mardi (15 nov.), à Rungis le 25 novembre ou encore à Trappes, le 2 décembre, mais je tâcherai de faire un peu de veille pour vous signaler les prochaines dates. Il faut encourager ce genre de travail sur le travail ! En attendant d’aller voir la pièce, vous pouvez toujours vous intéresser au sujet en allant visiter le blog Et voilà le travail ! A éviter les jours de déprime ou de ras-le-bol du boulot, mais à diffuser largement…

Work in progress…

Je sais, je sais, ça fait presque deux mois que je n’ai rien écrit ici ! Pas que je ne fasse plus rien, mais mon ordinateur a lâché, épuisé. Et je traîne à le réparer. Du coup, je crois qu’il va vous falloir encore attendre quelques jours (voire quelques semaines) !

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