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Archive for the ‘Dans la bouche’ Category

Comme vous commencez à le savoir, je suis une grande adepte de la programmation du musée du quai Branly, dont je regrette d’ailleurs régulièrement de ne pas profiter davantage, faute de temps. Aucune exposition ne m’y a jamais déçue, hormis peut-être celle intitulée « Patagonia » récemment (mais surtout parce que je ne m’attendais pas du tout à ça). Quant aux évènements (concerts, visites, ateliers), ils m’ont toujours beaucoup plu. Il y en a un, régulier, auquel je n’avais pourtant jamais assisté : le « Before« . Qu’est-ce donc ? Une soirée, présentée comme destinée aux moins de 30 ans (j’avais d’ailleurs peur de me faire recaler, trichant un peu, mais en réalité j’étais loin d’être la plus vieille !) et permettant de visiter l’expo mise à l’honneur ce jour-là gratuitement (j’insiste : je pensais que la gratuité n’était que pour les titulaires d’un pass, mais non, c’est ouvert à tous !) jusqu’à 23h (seuls ou en visite guidée si vous arrivez parmi les premiers chanceux et obtenez une place dans un groupe), tout en dégustant des mets de la civilisation concernée et en écoutant de la musique remixée à partir de la bibliothèque sonore du musée.

J’y allais plutôt par curiosité que par réelle motivation, puisque je ne suis pas fan des soirées « branchées » et encore moins de la foule. Qui plus est, l’exposition à l’honneur ce vendredi soir était « Les séductions du palais », qui ne me motivait pas plus que ça (une exposition de bols blancs à fleurs bleues, merci…) mais je me disais justement que c’était l’occasion d’y aller dans un autre contexte et, pourquoi pas, d’être surprise ! Grand bien m’en a pris !

Ne nous leurrons pas : il y a du monde. Arrivée à 20h45 (la dernière entrée est à 21h), j’ai dû faire la queue une demi-heure pour obtenir mon bol de nouilles sautées et ma salade au canard laqué, avant de pouvoir les déguster, avec un petit thé, dans l’amphithéâtre du jardin. Mais ensuite, la visite de l’exposition à 22h est un vrai bonheur : à croire que les gens ne viennent que pour manger !? Ou alors que j’ai fait les choses à l’envers (manger avant de visiter : peut-être les autres ont-ils fait l’inverse, en étant arrivés au début ?). Peu importe. J’ai finalement trouvé que l’ambiance était plutôt bon enfant, avec certes une majorité de jeunes adultes branchés, mais aussi plein de familles avec enfants et quelques couples de vieux.

Quant à l’exposition, ce fut l’excellente surprise de la soirée : non seulement il y a très peu de bols blancs à fleurs bleues (je fais une fixette sur la vaisselle de restaurants chinois, je crois), mais surtout le propos n’est pas du tout, comme je m’y attendais, d’exposer des pièces de vaisselle, mais avant tout de montrer l’évolution de la gastronomie chinoise depuis le Néolithique (l’expo va de – 7 000 avant JC à 1 600 après !) jusqu’à la dynastie des Ming, en passant par celle des Tang (non non, pas ceux qui vendent les fameux bols blancs à fleurs bleues !) et d’en expliquer les facteurs (amélioration des techniques de conservation et de cuisson, multiplication des échanges avec les peuples proches, etc.). Le parcours historique est émaillé de recettes authentiques, retrouvées sur des papyrus lors de fouilles, qui montrent bien le raffinement croissant de cette cuisine d’abord réservée aux chefs puis devenue un véritable art de vivre pour tous. Ma préférée ? Celle de l’oie farcie dans l’agneau ! Mais je vous laisse la découvrir vous-mêmes…

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Colchiques dans les prés…

La rentrée a toujours été un de mes moments préférés de l’année. Oui oui, même quand j’étais petite ! J’anticipais avec joie mes nouvelles activités, les nouvelles choses que j’allais apprendre, éventuellement de nouveaux amis… Désormais, la rentrée a un peu moins de charme, mais même si je ne suis pas adepte des bonnes résolutions de saison, j’entame de nouveaux abonnements culturels et, parfois, je me lance dans de nouvelles activités, et j’adore ça !

En relisant rapidement ce blog (qui a bientôt deux ans !), je m’aperçois que je me suis un peu trop concentrée sur les oreilles, au détriment de la confiture. Parmi les plaisirs des sens, en effet, je ne parle ici que de ceux de l’ouïe et de la vue, mais rarement du goût ! Pourtant, c’est l’un de mes préférés, auquel je ne renoncerais que très difficilement (l’évolution de mon tour de taille le confirme !).

Alors pour y remédier, j’ai décidé de vous faire profiter de mes « bonnes adresses », grâce à une petite carte interactive : pour y accéder, il vous faut cliquer sur la carte de Paris, dans la colonne de droite. Je peaufinerai les commentaires au fur et à mesure et compte sur vous pour m’aider à la compléter : les marques jaunes sont des adresses piochées ici et là (principalement dans le blog de Caroline Mignot, que je vous conseille) mais que je n’ai pas encore testées. Et pour celles que j’ai décidé de recommander, j’attends vos retours aussi !

Après cette petite mise en bouche, nous repasserons aux mets habituels, une fois que la saison sera vraiment entamée !

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Fin décembrrrre…

Il paraît que les mois en « r » sont particulièrement recommandés pour les fruits de mer. C’est dommage, je n’aime pas les praires ! Mais cela ne m’empêche pas d’apprécier la mer en hiver : c’est le moment idéal pour s’y balader, sans touristes, sans chichis, même à des températures polaires…

Cette année, c’est dans les environs de Saint-Malo que j’ai passé le cap calendaire. Je pourrais me donner de grands airs et vous régaler des vues du cap Fréhel à la pointe du Grouin, mais j’ai choisi plutôt de vous parler de plaisirs culinaires.

En effet, le réveillon du 31 fut quelque peu austère (quelques coquilles Saint-Jacques, quand même !), mais le Premier fut heureusement l’occasion de faire bonne chère. C’est ainsi que j’ai pu goûter au menu de fête du « Narval », à Cancale : huîtres locales, langouste flambée… le tout avec un petit soleil qui chauffe les lombaires (merci la véranda en verre !).

Rien de très extraordinaire, me direz-vous ! Certes, mais c’était parfait pour terminer le mois de mon anniversaire !

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Alors que les températures ont chuté de manière drastique, notamment à la maison, où l’on atteint péniblement les 16°C en brûlant la moitié de la forêt amazonienne, il était temps que je découvre enfin un restaurant dont on me parlait depuis des années, rue Notre-Dame-de-Lorette.

C’est ainsi que je suis allée manger africain, plus précisément éthiopien, au Addis Abeba. Ici, pas de place pour la grisaille : la formule, végétarienne ou pas (ça m’a rappelé l’Inde : « Veg or non-veg ? »), vous permet de goûter à plusieurs plats à la fois. Pas de place pour les paranoïaques de la grippe A non plus : on mange avec les doigts, à l’aide de sortes de crêpes, tous dans le même gigantesque plat où sont dispersées les diverses spécialités.

Au-delà de la nourriture, délicieuse et copieuse, la soirée fut fort agréable, avec de très beaux et aimables serveurs, des nappes magnifiques aux motifs brodés traditionnels (je n’ai hélas pas retrouvé de photo potable sur Internet pour vous montrer) et Getatchew Mekuria en musique de fond (ou était-ce un tome des Ethiopiques ?). Même si au premier abord, la disposition des lieux fait davantage penser à une cantine qu’à un restaurant chic, je ne saurai que conseiller cette adresse aux amoureux de l’Afrique, d’une part, mais surtout à tous ceux qui cherchent un peu d’originalité, au milieu des sempiternels italiens et japonais…

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Remplir mon sac de sucreries, je disais donc… mais pas seulement !

J’avais en effet deux adresses à visiter dans la capitale des Gaules, glanées au fil de mes blogs culinaires fétiches (voir la page « Où surfer ») : une confiserie, d’une part, et une boutique pour cuisinières, d’autre part. Ni l’une ni l’autre ne m’ont déçue.

J’avais lu à plusieurs endroits qu’à Lyon, au 4 rue du Plat, venait de s’ouvrir une boutique miraculeuse, où l’on vend toutes sortes de matières premières pour les professionnels de la bouche… mais aussi pour les amateurs : amandes en poudre, fruits confits, levure, chocolat à pâtisser de diverses origines, arômes, colorants, etc. Le tout en gros conditionnement « banal », donc moins cher et plus écolo (une petite boîte de 100g d’agar agar presque pour le prix de mes deux sachets de 2g à la Biocoop !).

Diable, me disais-je déjà en moi-même, c’est dommage qu’il me faille payer le TGV pour accéder à ce luxe ! Naïve que j’étais ! En discutant avec le vendeur, j’ai finalement découvert que cette boutique n’était que l’annexe d’une autre… située à Paris. Toute déconfite, je suis donc allée explorer la rue Tiquetonne, que je croyais pourtant connaître par cœur, pour pénétrer dans le saint des saints : la maison mère de G.Detou (j’en vois déjà qui se moquent de mon ignorance). Eh bien, je suis quand même rassurée : c’est beaucoup plus chaleureux et accessible à Lyon qu’à Paris ! Ouf, je n’ai pas fait tout ce chemin pour rien !

L’autre adresse (qui n’existe pas à Paris, c’est promis) est la boutique Violette et Berlingot, située dans la rue des restaurants touristiques. Je m’attendais au même genre d’eden terrestre que la Grande duchesse, mais c’est un peu différent : quelques biscuits certes (principalement alsaciens), mais surtout une incroyable collection de réglisses, graines sucrées et bonbons régressifs en tous genres (roudoudous, berlingots, anis de Flavigny, bêtises de Cambrai…). Visitez leur site Internet, la vendeuse m’a confié qu’il serait marchand dès la mi-janvier ! Et pour ceux d’entre vous qui sont à Lyon, ils organisent des dégustations et des cours de pâtisserie !

Après toute cette débauche de sucre, je ne vois qu’une seule solution : il va me falloir vider mon calendrier de l’Avent en attendant la bûche de Noël !

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Traditions de Noël

Il est des traditions qui méritent d’être perpétuées, quitte à ce qu’elles subissent quelques distorsions. Celle du calendrier de l’Avent en est une à laquelle je n’ai jamais dérogé. Et cette année, elle me permet en plus de parler d’une de mes adresses préférées dans Paris !

Traditionnellement, ma Môman m’envoie, fin novembre, un colis avec 24 petits paquets numérotés pour remplir les 24 petits sacs qu’elle a brodés. Cette année cependant, pour la première fois, c’est moi qui ai rempli les petits sacs (en retard, en plus ! Tout se perd, ma brave dame !). Et pour cela, je suis allée… à la Grande duchesse.

Pas la duchesse du Barry et ses foies gras hors de prix, non, LA Grande duchesse, la seule, l’unique, qui a même l’insigne honneur d’être mentionnée dans le guide Louis Vuitton comme produisant les meilleurs calissons du monde ! Farpaitement ! Et je ne peux qu’approuver les auteurs de ce guide.

Au menu de cette duchesse-là, calissons, donc, mais aussi petits biscuits (il m’en reste encore plein à goûter), dragées à tomber par terre (je dis ça en toute objectivité, bien sûr, rien à voir avec le fait que je peux manger deux kilos de dragées sans m’arrêter !), gingembre confit comme vous n’en avez jamais goûté, pâtes de fruits presque sans sucre, nougats, pétales de fleurs cristallisés, j’en passe et des meilleurs (j’hésite entre vous mettre l’eau à la bouche et vous laisser découvrir…) !

Et cerise (confite) sur le gâteau, si vous avez la chance de venir un jour où c’est la patronne qui tient la boutique, vous aurez en plus la chance de repartir avec mille idées de recettes (pas forcément sucrées), des conseils médico-épicés et des anecdotes sur la gastronomie provençale ou indienne (l’inconvénient, c’est qu’à chaque fois je reste trois quarts d’heure et repars avec la moitié de la boutique, mais bon…).

Désormais, deux traditions sont donc incontournables chez moi… mais l’une ne se célèbre pas qu’à Noël !




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