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Un titre en forme de provocation ? Un peu. Car je suis déçue (et agacée) de n’avoir pu accéder à la fameuse Tour Paris 13, annoncée comme l’évènement street art parisien de la rentrée. Malgré les mises en garde de quelques amis, des médias et même de ma maman, j’ai tenté ma chance. Résultat : arrivée une heure et quart avant l’ouverture, déjà près de 400 personnes dans la queue, les visiteurs sont autorisés à rentrer par groupe de 45 personnes et peuvent rester une heure maximum dans le bâtiment. Je vous laisse faire le compte du temps estimé à patienter pour entrer. Mon acolyte et moi avons plutôt opté pour un café, au soleil, en terrasse.

J’hésite à vous faire un couplet bien senti sur ce que je pense de ces événements culturels alléchants, markétés à grand renfort de buzz, mais dont l’organisation est (volontairement ?) orchestrée pour que seuls les plus tenaces (ou les VIP) puissent y avoir accès, pouvant ensuite se vanter, eux, d’avoir réussi à franchir les barrières et ainsi continuer à alimenter le buzz. Le véritable snobisme ne serait-il pas justement de feindre l’indifférence quant à ces « opérations » ? Ça m’arrangerait bien en tous cas. 😉 Surtout qu’on peut quand même visiter tout l’immeuble, tranquillou bilou, depuis son canapé. Oui, je sais, ce n’est pas pareil mais on se console comme on peut.

Ce que j'ai vu de la Tour Paris 13

Ce que j’ai vu de la Tour Paris 13

Vous allez me dire : « D’accord mais, alors, c’est quoi le véritable événement street art de la rentrée? ». Opus délits, ça vous dit quelque chose ? Mais si, de petits livres monographiques sur des artistes urbains qu’on trouve dans toutes les bonnes librairies. Et bien, cette fin de cette semaine, la collection fait son show à l’Espace Cardin. Au programme : une exposition avec des œuvres des artistes présents dans la collection, des séances de dédicaces, des performances, des conférences et des débats et, même, la première édition du Street art film festival.

Collection Opus Délits

Je vous préviens au dernier moment (habitude bien ancrée dans mes pratiques bloguesques) car le show se termine dimanche mais je suis sûre que vous trouverez un moment pour y passer ce week-end. Je suis allée voir l’expo hier, elle présente des œuvres très représentatives des artistes concernés mais, en même temps, pour nombre d’entre elles, que je n’avais jamais vues. Je n’ai pas eu l’occasion d’assister à une des conférences mais les sujets et les intervenants sont prometteurs, allez jeter un œil. Pour les amateurs d’autographes ou tout simplement de rencontres, sachez que les artistes présents étaient très disponibles, j’ai eu la chance d’échanger quelques mots avec Jérôme Mesnager et Miss-Tic. Gniiiii (onomatopée de groupie) ! Si j’ai le temps, j’y retournerai bien pour profiter de la projection de quelques-uns des 48 courts-métrages en compétition.

Mosko (spéciale dédicace à Béné)

Mosko et associés (spéciale dédicace à Béné)

En parlant de street-art, deux autres bons plans testés et approuvés : petite mais très chouette expo de mon bien-aimé Fred le Chevalier de Ménilmontant (jusqu’à demain soir) et grande et belle expo de Jadikan le light-painter à la MAC (jusqu’au 14 décembre).

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Käfig Bresil

Et voilà, février est déjà avancé et je ne vous ai toujours pas parlé du désormais traditionnel festival de janvier : Suresnes cité danse. Comme d’habitude, j’ai profité de l’offre trois spectacles et ai découvert ou revu des compagnies et des chorégraphes sélectionnés par le théâtre Jean Vilar.

Au rayon « revoyure », j’ai eu le plaisir de constater que le chorégraphe Mourad Merzouki et la compagnie Käfig Brasil font toujours aussi bon ménage, même si, en réalité, M. Merzouki n’était « que » le coordinateur, pour cette pièce qui faisait appel à quatre autres chorégraphes. Leur dynamisme et leur enthousiasme sont vraiment communicatifs et j’ai adoré la mise en scène, avec des éléments du décor intégrés à la chorégraphie et un passage de human beatbox particulièrement réussi. Si vous voulez les voir, ils seront à Pantin, en mars, puis à Villejuif et à Sceaux, en avril (ah, j’aime ça, dérouler une tournée qui ne passe pas par Paris ! oui, je suis sadique à mes heures de banlieusarde perdues…)

Au rayon « découverte », deux chorégraphies aux accents de voyage, complètement différentes. La première, Tam taï, de Karine Saporta, était une coopération avec une troupe de percussionnistes traditionnels taïwanais. J’ai beaucoup aimé la musique et certains passages dansés aux allures d’art martial, mais le texte aux accents de slam, récité par dessus, m’a un peu gâché le plaisir. Comme les voix off dans certains documentaires, il n’apportait rien et alignait les poncifs, sans compter que les danseurs le récitaient en play-back et que c’était raté (je ne le leur reproche pas : ce n’est pas leur boulot… mais je n’ai pas compris l’intérêt de ce détail).

De son côté, Univers… l’Afrique, d’Abou Lagraa, m’a énormément plu. Ses deux parties, toutes deux des quatuors, sont très différentes par leur chorégraphie (deux couples dans le premier ; quatre hommes dans le deuxième), mais se rejoignent par leur musique (de très belles chansons de Nina Simone que je ne connaissais pas, notamment Love me or leave me…) et leur grâce… parfois inattendue. Parmi les quatre danseurs de la deuxième partie, en effet, je me serais attendu à revoir deux d’entre eux le lendemain, sur la pelouse du Stadio Olimpico, en short, maillot et crampons, les oreilles en chou-fleur et le nez aplati. Mais non, ils étaient bien là, sur la scène de Suresnes, à faire des entrechats et des pirouettes (hum… je me rends compte qu’un petit cours de vocabulaire de la danse ne me ferait pas de mal !) et, passé le premier moment de scepticisme (et de préjugés), il faut reconnaître que c’était très beau.

Vivement l’année prochaine ! Qui m’accompagnera ?

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Univers… l’Afrique (1re partie)

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Le début de l’année a certes été quelque peu décevant, niveau concerts, mais heureusement, ce week-end est venu couper l’herbe sous le pied de la mélancolie qui commençait à prendre racine ! Le programme était chargé, il fallait donc que la qualité accompagne la quantité, sinon j’aurais vraiment eu du mal…

Pour commencer, comme prévu, Trombone Shorty a mis le feu à la grande halle de La Villette, le vendredi soir. Ou plutôt, il a achevé d’embraser une salle déjà bien échauffée par deux musiciens du groupe De La Soul, qui assuraient la première partie avec leur dernier projet, First Serve. Je ne suis pourtant pas une fanatique du rap (c’est peu dire…), mais j’ai pourtant moi-même été prise au jeu et très agréablement surprise. Seul bémol à cette soirée jazzy : j’ai trouvé que le jeu des Orleans Avenue se prêtait davantage à une plus petite salle comme le Bataclan, où ils avaient pu descendre dans le public et marcher en fanfare, comme dans les rues de leur ville d’origine !

Le lendemain, le programme était plus « classique », du moins dans l’instrument mis à l’honneur : l’accordéon. Le festival d’Île-de-France, mon deuxième festival chouchou de la rentrée (voire mon préféré, tout court ?) s’ouvrait avec une soirée « carte blanche » consacrée à Richard Galliano, qui avait invité quatre accordéonistes d’horizons variés : Brésil, Bulgarie, Madagascar et la Réunion. La dernière fois que je l’avais vu, c’était à la salle Pleyel et je n’avais pas vraiment été convaincue par la musique, même si l’homme m’avait instinctivement plu. Cette fois, la musique était enthousiasmante et pleine de surprises, notamment avec la découverte de Régis Gizavo, le Malgache, peut-être mon préféré des quatre invités. S’il repasse par ici, je ne manquerai pas de retourner l’écouter !

Régis Gizavo

Et pour se remettre de toutes ces émotions, la journée du dimanche était tout à la fois reposante et dépaysante. La traditionnelle journée à thème du festival d’Île-de-France était en effet consacrée, cette année, aux musiques new-yorkaises, avec leurs métissages ethniques et urbains. Le parc de Villarceaux était donc le théâtre de différentes scènes où se sont succédés une fanfare de Harlem (qui se déplaçait dans le parc, suivie de sa horde de gamins excités et de public tressautant), un orchestre swing de Brooklyn (qui animait également un cours de lindy hop entre chaque session), un groupe de salsa du Barrio, une chanteuse folk afro-amérindienne de Brooklyn, un groupe punk-klezmer (oui, je sais, le concept m’a surprise aussi en lisant le programme, mais c’était plutôt chouette !) ou encore un ensemble garifuna (j’ai d’ailleurs appris à cette occasion qu’Andy Palacio était mort… j’ai quelques trains de retard, je crois). La météo était au beau fixe et les arbres du domaine étaient donc les bienvenus pour étendre sa couverture et se laisser porter par la musique.

Martha Redborne, au domaine de Villarceaux

Je ne sais pas encore quel sera le thème de l’an prochain (l’année dernière, c’était la musique bretonne…), mais il y a fort à parier que je ferai cette fois encore un petit effort pour prendre la navette gratuite qui me transportera jusqu’aux confins de la Normandie ! C’est d’ailleurs un des atouts de ce (de moins en moins) petit festival de rentrée, dont vous avez sans doute vu fleurir les affiches ces derniers jours (ce qui me fait dire qu’il prendra de l’ampleur : l’an dernier, il n’y avait quasiment rien…) : faire découvrir à la fois des artistes et des lieux de la région. D’ailleurs, dans la plupart des cas, une visite guidée est associée au concert et permet de comprendre où l’on se trouve. Mais je vous en reparlerai très prochainement !

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J’ai longtemps eu du mal à le dire publiquement, mais il est temps que j’assume : la rentrée a toujours été ma période de l’année préférée (j’en entends déjà certains qui crient : « Bououououh ! »). Pour moi, l’année commence vraiment à ce moment-là, lorsqu’on fait des projets, qu’on anticipe de futurs plaisirs et que les beaux jours sont encore parmi nous, et non le 1er janvier, où il fait froid, gris et taciturne. Et puis, il y a des traditions de rentrée. L’une d’elles est le festival Jazz à la Villette, que je ne manque jamais.

Le premier concert de cette année (pour moi comme pour le festival) était celui de Macy Gray, accompagnée du David Murray Big Band, que je ne connaissais pas. Je m’attendais à avoir la Grande halle en placement debout, comme d’habitude pour les concerts, mais il s’agissait en fait de sa partie en tribunes, et comme je suis arrivée un peu en retard (je sais, c’est pas bien, mais quelle idée de commencer un concert à 20h en semaine, aussi !), j’étais tout au fond, il faisait chaud et les sièges sont toujours aussi inconfortables… Bref, vous l’aurez compris, les conditions matérielles n’étaient pas idéales, et je comptais donc beaucoup sur l’énergie de la chanteuse pour surmonter mon coup de barre naissant.

Las… La première partie était très bien, dans un tout autre genre (Lianne La Havas : une jeune chanteuse soul britannique, avec un accent à couper au couteau, très rigolote et enjouée… elle passe à la Cigale le 24 octobre, si vous voulez la découvrir), mais la deuxième, comment dire… plutôt décevante. Le premier morceau, joué uniquement par le Big Band, était chaotique et m’a rappelé certains ascenseurs (pas gagné pour me sortir de la torpeur du dernier rang !). Je me suis même demandé si les musiciens avaient déjà répété ensemble ! Pour accentuer encore cette interrogation, David Murray a voulu nous présenter son groupe avant que M. Gray n’entre et, pour ce faire… il a sorti une feuille de papier pour lire leurs noms ! Bon, un orchestre symphonique, j’dis pas, mais ils étaient dix ! J’ai trouvé ça un tantinet léger (pour ne pas dire limite insultant envers les musiciens !). Heureusement, la suite était un peu plus solide, côté musique.

En revanche, j’ai été très déçue par la chanteuse. À son arrivée sur scène, je me suis d’abord demandé si elle n’était pas un peu bourrée ou sous l’emprise de quelque substance illicite (ce ne serait pas la seule, mais au moins, d’habitude, cela sert plutôt le spectacle alors que là, elle avait juste l’air de divaguer… Pour vous dire, j’ai du mal à croire qu’elle n’a que 45 ans !). Par la suite, elle n’était pas tout à fait en rythme et, pour le dernier morceau, elle déchiffrait carrément sur sa partition ! Tout cela aurait pu être compensé par une bonne présence sur scène, mais… disons que demander au public de taper dans ses mains n’est, pour moi, pas suffisant. Je suis dure, je sais. Mais le festival m’avait habituée à mieux !

Le prochain concert promet d’être beaucoup plus réjouissant, malgré le contexte météorologique de ces derniers jours : il s’agit de Trombone Shorty et ses Orleans Avenue, un jazz band de la Nouvelle-Orléans que j’avais déjà vu au Bataclan, en février (mais hélas pas croisé sur place, malgré mes investigations). Et ça dépote ! Faudra pas que j’oublie mes bouchons !

© Kirk Edwards

 

 

 

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Non non, ce n’est pas mon état actuel (quoique…), mais un petit clin d’œil à la 2e édition du festival de hip hop et de cirque de la Villette, qui vient de s’achever (eh oui, une fois de plus, je vous en parle trop tard ! désolée…).

Cette année encore, j’ai profité de deux de ses spectacles, tous deux intitulés « Trois compagnies sur un plateau », mais avec trois compagnies différentes à chaque fois… Enfin, différentes… En réalité, je dois l’avouer, j’avais déjà vu le spectacle de l’une d’entre elles à Suresnes, en janvier : « (R)évolution », des Wanted Posse, que je trouve toujours aussi brillants. Qui plus est, ils avaient changé l’enchaînement de certaines scènes et modifié la fin, du coup je ne me suis pas ennuyé du tout !!

Les cinq autres compagnies étaient très différentes, et il est difficile de dire laquelle j’ai préféré. Du premier spectacle, j’ai beaucoup aimé la troupe 6e Dimension, qui jouait des stéréotypes masculin / féminin, avec six danseuses et un danseur, ce qui est assez inhabituel dans le hip hop, mais également les Serial Stepperz, peut-être aussi impressionnants que les Wanted Posse. Voire plus, parce qu’en raison d’un problème technique (de musique), ils ont été obligés de s’interrompre au bout de 10 minutes (avec une pose qui a dû sembler bien longue à ceux qui se retrouvaient perchés sur une main…) et de recommencer depuis le début ! Le public les a beaucoup soutenus et je pense que la salve d’applaudissements de la fin y est en partie due.

Dans le deuxième spectacle, la première partie, des Next Zone, m’a beaucoup plu en raison de sa reprise un peu décalée d’une de mes œuvres de musique russe fétiche : le Sacre du printemps, de Stravinsky (et en plus, j’ai trouvé les costumes superbes…). J’essaierai de suivre leur travail aussi !

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Depuis jeudi et jusqu’à demain se déroule le festival « Imaginez maintenant », sur plusieurs lieux en France (y compris d’Outre-mer !). Je n’ai toujours pas vraiment compris qui l’organisait encore (plusieurs écoles font partie des organisateurs, en tout cas), mais son objectif affiché est de faire connaître la « jeune création » française, que ce soit dans les arts du spectacle, mais aussi en architecture, design, photo ou textile ! Des expositions décorent donc les lieux de spectacles (de superbes photos, quelques meubles et quelques vêtements au palais de Chaillot, par exemple), où des représentations sont données gratuitement (mais sur réservation pour la plupart).

Hier soir, j’ai ainsi assisté à un spectacle de magie nouvelle. Kezako ? Cette tendance de la magie initiée par la compagnie 14:20, qui donnait justement ce spectacle intitulé « Vibrations », cherche à sortir du carcan des numéros de prestidigitation pour que la magie ne soit plus qu’une des composantes, presque invisible ajouterais-je, du spectacle. Pas de lapin blanc ni de femme qu’on découpe en deux, donc. Dans le cas présent, cela donne plutôt une danseuse en apesanteur (cf. photo) ou qui se dédouble… mais je n’en dis pas plus. Plus que de la magie, c’est de la poésie !

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