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Remplir mon sac de sucreries, je disais donc… mais pas seulement !

J’avais en effet deux adresses à visiter dans la capitale des Gaules, glanées au fil de mes blogs culinaires fétiches (voir la page « Où surfer ») : une confiserie, d’une part, et une boutique pour cuisinières, d’autre part. Ni l’une ni l’autre ne m’ont déçue.

J’avais lu à plusieurs endroits qu’à Lyon, au 4 rue du Plat, venait de s’ouvrir une boutique miraculeuse, où l’on vend toutes sortes de matières premières pour les professionnels de la bouche… mais aussi pour les amateurs : amandes en poudre, fruits confits, levure, chocolat à pâtisser de diverses origines, arômes, colorants, etc. Le tout en gros conditionnement « banal », donc moins cher et plus écolo (une petite boîte de 100g d’agar agar presque pour le prix de mes deux sachets de 2g à la Biocoop !).

Diable, me disais-je déjà en moi-même, c’est dommage qu’il me faille payer le TGV pour accéder à ce luxe ! Naïve que j’étais ! En discutant avec le vendeur, j’ai finalement découvert que cette boutique n’était que l’annexe d’une autre… située à Paris. Toute déconfite, je suis donc allée explorer la rue Tiquetonne, que je croyais pourtant connaître par cœur, pour pénétrer dans le saint des saints : la maison mère de G.Detou (j’en vois déjà qui se moquent de mon ignorance). Eh bien, je suis quand même rassurée : c’est beaucoup plus chaleureux et accessible à Lyon qu’à Paris ! Ouf, je n’ai pas fait tout ce chemin pour rien !

L’autre adresse (qui n’existe pas à Paris, c’est promis) est la boutique Violette et Berlingot, située dans la rue des restaurants touristiques. Je m’attendais au même genre d’eden terrestre que la Grande duchesse, mais c’est un peu différent : quelques biscuits certes (principalement alsaciens), mais surtout une incroyable collection de réglisses, graines sucrées et bonbons régressifs en tous genres (roudoudous, berlingots, anis de Flavigny, bêtises de Cambrai…). Visitez leur site Internet, la vendeuse m’a confié qu’il serait marchand dès la mi-janvier ! Et pour ceux d’entre vous qui sont à Lyon, ils organisent des dégustations et des cours de pâtisserie !

Après toute cette débauche de sucre, je ne vois qu’une seule solution : il va me falloir vider mon calendrier de l’Avent en attendant la bûche de Noël !

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Lyon pur sucre

Le week-end dernier, j’étais à Lyon. Certes, principalement pour y voir quelques amis et goûter quelques douceurs (ce sera l’objet du prochain billet). Mais également parce que depuis mi-septembre et jusqu’à début janvier, s’y déroule la Xe Biennale d’art contemporain.

Ladite Biennale s’étale principalement sur trois sites, mais je n’ai eu le temps d’en visiter que deux : la Sucrière, d’abord, la fondation Bullukian, ensuite.

Comme son nom l’indique, la Sucrière est une ancienne raffinerie de sucre, réhabilitée récemment comme tout le quartier des docks où elle se trouve, dans la même veine que les anciens chantiers navals de Nantes, pour ceux qui connaissent­- pour en faire un lieu d’exposition. Le bâtiment, immense, était donc déjà intéressant à voir, mais ce qu’il abrite l’est encore plus !

Si l’accueil est d’emblée brutal (une moitié de portail, reliée à un mur de plâtre par une charnière, pivote et heurte à chaque fois ledit mur, qui s’effondre progressivement, symbolisant, si j’en crois le cartel, la privation de liberté et ses conséquences), la suite est inégale, comme toujours dans l’art contemporain. Je n’ai guère retenu certaines œuvres, que je n’ai pas comprises, mais en ai heureusement quelques autres en mémoire, tels ces murs peints en noir sur lesquels l’artiste fait dessiner à la craie, chaque jour, une caricature que lui inspire l’actualité. Au fur et à mesure, le mur se remplit et les nouveaux dessins remplacent les anciens. Ou ces ossements humains en porcelaine de Chine peinte, et que les visiteurs peuvent acheter. Ou encore ces cabanes aux murs faits de pellicules (réalisées par Agnès Varda, en tant que plasticienne, et non cinéaste). Ou enfin ces enseignes lumineuses où l’artiste a inscrit des petites phrases glanées au cours de ses rencontres avec les habitants du quartier qu’il prenait en photo…

Du côté de la fondation Bullukian, point de démesure en revanche : le lieu est tout petit. Point de douceur non plus : elle abrite l’exposition des dessins à l’encre de Laura Genz, qui a suivi au quotidien l’occupation de la Bourse du travail par des sans-papiers, pendant plus d’un an, jusqu’à leur expulsion par la force. Ses dessins sont poignants, sans être misérabilistes. Leur sens est évident, contrairement aux œuvres vues à la Sucrière : cela se rapproche plus du journalisme que de l’art provocateur.

Après toutes ces émotions artistiques, vous comprenez sans peine qu’il me fallait courir remplir mon sac de sucreries pour me remettre !

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